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Droit d’inventaire sur le legs explosif de l’épicier Wade!

Posté par: Haj Malick NDOYE| Mercredi 01 août, 2012 18:44  | Consulté 1710 fois  |  0 Réactions  |   

Le Président Diouf lui a livré un Sénégal en bon ordre de marche avec des finances publiques assainies, une orthodoxie budgétaire respectée, au terme d’immenses sacrifices consentis par les sénégalais. Le Peuple saigné aux quatre veines par des programmes d’ajustements structurels douloureux, ô combien indispensable, n’a pas supporté la thérapie. Dans le tourbillon d’un « terrible malentendu démocratique », il (Le Peuple) se débarrassa de l’homme d’état Abdou Diouf pour se jeter pieds et poings liés, dans la barque d’un faux messie compliqué d’un dangereux aventurier politique. Le brûlot d’un journaliste d’investigation parlait déjà d’un « opposant au pouvoir » pour alerter sur les agissements politiciens, indignes d’un homme d’état, initiés par Abdoulaye Wade. Le vieil escamoteur, dépensier frivole et fantaisiste, nous a fourgué un Sénégal  dans lequel a prévalu pendant douze ans, la logique infernale de l’épicerie politique, le court-termisme,  le rafistolage, le replâtrage ! 

Dans cet héritage là aussi, il convient de pratiquer un droit d'inventaire pour ainsi reprendre le propos d’un premier ministre français.

Nous n’avons que faire du fascisme de la peur, du terrorisme de l’insulte pour étouffer  le débat public, ou dissuader toute velléité de fustiger des faveurs injustement accordées à certains corps constitués et corporations au mépris de tout bons sens et par je ne sais quel raccourci intellectuel compliqué d’un dilettantisme déroutant. Nous exercerons sans restriction aucune notre droit de regard citoyen, notre rôle de sentinelle engagée dans une formation politique, déterminée à pointer du doigt là où il faut agir et à dénoncer les dangereuses sorties de route du véhicule dans lequel nous sommes embarqués. Car nous sommes des « actionnaires », pas majoritaire, mais actionnaires quand même ! Comme dirait un célèbre politique de ce pays !

En amont de l’élection présidentielle, dans notre rage de défaire le régime mafieux d’Abdoulaye Wade, nous avons engagé notre crédibilité auprès de nos parents, amis et voisins, en leur suppliant quasiment de nous faire confiance pour l’émergence d’un Sénégal nouveau avec une pratique politique aux antipodes des méthodes autocratiques du vieux satrape! Le moindre iota du répugnant bréviaire de turpitudes de Wade, introduit ou reconduit comme tel dans le magistère de Macky Sall ne pourra nous inspirer qu’une révulsion horrifiée et une indignation titanesque, à l’instar de la majorité de nos concitoyens qui nous ont aidés à accéder au pouvoir, et par conséquent attendent autre chose de nous que les purulences du Wadisme.

Alors apôtres de la pensée unique, ne pédalez pas dans la choucroute! Personne ne pourra nous museler ! Nous veillerons à la rectitude de la trajectoire ! Le nous engage au moins mon frère et ami Baye Moussé Diop, mon intarissable source d’inspiration. Tous les soirs, dans la torpeur des nuits d’été, au tour d’une tasse de café, comme des allumés de la politique, nous débattons avec ferveur des grands sujets qui interpellent tous les citoyens conscients de leur devoir de prendre position, « d’être en situation dans leur époque » pour ainsi paraphraser l’auteur de « l’Existentialisme est un Humanisme» !

Au nom de la continuité de l’état et de l’intangibilité des droits acquis aucun républicain sérieux ne peut remettre en question valablement ces égards de Wade à l’endroit de certains magistrats préfets et sous-préfets pour ne citer que ceux-là. Mais ces agents de l’état sont ils plus indispensables que les enseignants et les travailleurs de la santé, pour la bonne marche de la Nation ? Et cette partialité manifeste et choquante de l’autorité publique dans la distribution des avantages aux différents agents de l’état ?  L’action gouvernementale ne doit elle pas être guidée par le principe d’équité et d’efficience ? Macky Sall a eu la lucidité de supprimer plus d’une cinquantaine d’agences et structures de l’administration, véritables niches à sinécures et strapontins pour clientèle politique. Il a eu la clairvoyance de revoir à la baisse certains salaires de directeurs d’agence qui frisaient carrément l’indécence et le surréalisme!

Nous attendons du président de la république la même détermination, le même courage politique pour désamorcer toutes les « bombes » de Wade qui ne font pas bon ménage avec la bonne gouvernance, ou l’autre « sobre et vertueuse » qu’il affectionne tant !

 Y a t-il un pays au monde soucieux de la qualité de son  enseignement supérieur qui accorderait une bourse ou une aide systématique à tous les étudiants inscrits à l’université ? Y compris ceux qui ont des parents qui peuvent les prendre en charge et ceux qui n’ont rien à faire à l’université, sinon encombrer le campus et gêner dans les facultés l’ascension des meilleurs dont la Nation a terriblement besoin ? Nous saluons ici le courage et la probité intellectuelle du philosophe Souleymane El Bachir Diagne qui, dans une émission de Tv, au nom de la « rationalité », a clairement pris position contre cette folie d’un autre age, qui grève sévèrement et inutilement le budget de l’éducation nationale. Et encore, son impact positif sur la qualité de l’enseignement reste à démontrer! Il n’est pas rare de rencontrer un étudiant en troisième année totalement incapable de soutenir un débat discursif d’une dizaine de minutes dans la langue officielle avec un niveau intellectuel satisfaisant. Introduire les grandes réformes sur l’éducation du « Yoonu Yokkuté », sans au préalable désamorcer cette bombe, ne peut procéder que du rafistolage. Le récent rétropédalage du gouvernement sur ce dossier augure le replâtrage de ce feu de tourbe que nous a légué le vieux politicien Abdoulaye Wade. Ne soyons pas surpris demain de devoir faire face à un gigantesque brasier attisé par les alizés venus de la corniche ouest. Heureusement ou malheureusement, que dire ? Ces vents marins n’atteignent plus les pavillons décrépits du campus, ils se brisent désespérément sur les vilaines bâtisses flambant neuf, érigées illégalement sur le domaine public maritime. Même l’harmattan ne souffle plus librement sur les immenses réserves foncières du CICES. Le brigandage foncier est également passé par là-bas! Que faire de tous de tous ces cactus ?

Nous avons récemment entendu sur une chaîne de télévision le cri de coeur du maire de Dakar sur les risques de fermeture définitive du centre gériatrique de Ouakam à cause des défaillances du Plan sésame. Encore un « brain child » de la démagogie populiste du vieux satrape déchu pour circonvenir l’électorat du troisième age ! Le régime sortant et ses troubadours à gage ont seriné partout que la césarienne était gratuite. Alors que nenni ! Les pauvres femmes qui ont subi cette opération en donnant la vie savent très bien que c’est encore là un miroir aux alouettes du vieil autocrate qui nous gouvernait. Les structures hospitalières aujourd’hui rechignent à prendre des Plans sésames à cause justement des incroyables difficultés qu’elles rencontrent pour rentrer dans leurs fonds. C’est le chancre du Plan sésame qui risque tout simplement de s’introduire dans la prise en charge des hémodialysés. Ce serait une monstruosité innommable que de s’amuser ou de faire de la politique avec les terribles souffrances des personnes atteintes d’insuffisance rénale.  Haro sur la démagogie populiste ! Vive le réalisme et l’honnêteté politique. Et le Plan Jaxaay, pour ne pas parler de Plan Caxaane ? Que font des calots bleus dans ces habitations censées accueillir des populations victimes des inondations? Et dire que ces modestes maisons ont été construites avec les milliards du contribuable! Et le Plan Takkal ce gouffre à milliards ? Peut il nous sauver raisonnablement et durablement des délestages qui, de toute les façons reviennent au galop ? Et la subvention aux consommateurs, cette compensation tarifaire, pour maintenir les prix de l’électricité à un niveau compatible avec le pouvoir d’achat des Sénégalais ? Et « last but not least », l’application aveugle de la loi sur la parité. Encore une manoeuvre captieuse du vieux marionnettiste pour séduire l’électorat féminin. Nous n’avons pas peur d’être qualifiés de misogyne ou de phallocrate !  Nous sommes intrigués sinon dessillés par la présence dans l’hémicycle de la douzième législature, de femmes qui ont été choisies, très certainement pour autre chose que leurs aptitudes intellectuelles. Ce n’est pas en venir à leur respect que de le dénoncer ! Ma mère est analphabète, elle n’a pas eu la chance de bénéficier du même niveau d’étude que moi. Pour rien au monde je ne la laisserai siéger dans cette douzième législature que les sénégalais attendent de pied ferme comme un Assemblée de rupture! Peut on combattre la phallocratie avec la médiocratie féminine? C’est faire un grand tort à la cause féminine que de fermer les yeux sur l’incompétence de certaines femmes au nom de la parité. Pas de quartier à l’incompétence d’où qu’elle vienne !

Nous ne pouvons pas terminer ce sombre tableau, sans nous interroger avec émoi et consternation, ce qu’on a vraiment l’intention de faire avec la « Loi Sada Ndiaye »? Cette arme fatale à un certain président de l’Assemblée Nationale, cette ignominie qu’un vieux monstre a inventée pour commettre une euthanasie institutionnelle, peut on la garder comme si de rien était, dans les placards de la république. La classe politique toute entière doit être consultée pour donner de belles funérailles à cette monstruosité d’Abdoulaye Wade et trouver une formule judicieuse pour la durée de mandat du Président de l’assemblée Nationale, au nom de l’élégance républicaine et de la stabilité des Institutions de ce pays !

Voilà les genres de cactus, de patates chaudes, de cocotte minute que le vieil artificier nous a fourgués. Dans cet héritage là, il y a à prendre et à laisser ! Il faudra s’y prendre avec tact et intelligence. Sinon ceux qui épient nos moindres sorties de routes avec une curiosité railleuse, vont bientôt boire du petit lait !

Ass Malick NDOYE

Chargé de Communication de L’APR

Chargé des Elections de BBY, Commune de Fass, Colobane, Gueule tapée.

malickndy@yahoo.com


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