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Le maitre des horloges face au possible dérèglement des primo votants !

Posté par: Haj Malick NDOYE| Jeudi 25 janvier, 2018 22:01  | Consulté 442 fois  |  0 Réactions  |   

 

 

Ils sont nés dans un Sénégal où TOUT est urgence vitale absolue, dans la prise en charge de la demande sociale. Les attentes sont immenses. Tout le monde est pressé ! Y compris les politiciens, qui sont prêts à se damner, à pactiser avec le Diable, pour arriver à leurs fins ! Les primo votants sont ces jeunes citoyens sénégalais qui  viennent juste d’avoir l’âge de voter. Ils sont tombés nez à nez avec le mur de l’adolescence. Ils sont désorientés  par une déroute existentielle qui les conduit parfois, hélas, dans le « Mbeuk Mi ». La désaffection de la politique et des politiciens, ne fait que croitre et embellir chez cette frange de la population. Ils savent peu choses sur les antécédents criminels de certains hommes politiques qui briguent aujourd’hui, encore, nos suffrages ! En 2000, lors de la 1ère alternance, un terrible malentendu démocratique avait conduit deux lascars (Idy et Ablaye) aux manettes de l’Etat du Sénégal. Ces dangereux  aventuriers politiques se sont amusés avec les deniers publics dans une sombre affaire dénommée les chantiers de Thiès. Le lourd contentieux qui pèse encore entre ces deux apôtres de la fourberie, reste un mystère entier !  Les primo n’avaient pas l’âge de comprendre grand-chose ! Aujourd’hui ils sont quasiment tombés dans le piège infernal de l’intoxication, et des funestes amalgames. Une opposition engluée dans des récriminations outrancières, l’invective publique et l’actualité polémique tient merveilleusement bien un agenda de victimisation et de diabolisation du régime de Macky Sall. Les primo votants seront quasiment 2.500.0000 dans le corps électoral en 2019 ! Ils sont des révoltés devant l’éternel ! On ne les convainc pas, il faut les séduire ! Un dérèglement, un épouvantable quiproquo pourrait les conduire à commettre l’irréparable. Il faut dores et déjà, lever toute ambiguïté et dissiper toutes les suspicions. Il faut travailler d’arrache pied pour qu’ils rentrent en possession de leurs cartes d’électeurs. A partir de ce moment, Il nous appartient d’aller expliquer aux populations y compris ces primo votants, la trajectoire du président Macky Sall depuis 2012 ! Nous avons hérité d’un Sénégal en état d’urgence absolue ! Le vieux satrape compliqué d’un cassandre ubuesque, déchu le 25 Mars 2012, prédisait déjà que les salaires ne seraient plus payés au bout de 03 ou 06 mois !

Construire ou reconstruire un état en lambeaux pour en faire un état de droit émergent implique des choix difficiles qui vont inéluctablement laisser en rade des frustrés qui ne se retrouvent pas dans les choix opérés. Mais peut-on jeté le bébé avec l’eau du bain ? Le bilan  de Macky Sall est à la fois élogieux et mitigé. Les réalisations sont colossales particulièrement dans le monde rural où la morsure de l’extrême pauvreté était beaucoup plus douloureuse.

Mais d’immenses chantiers de la demande sociale restent à explorer, surtout dans les zones urbaines, afin d’y apporter des débuts de solution : nous faisons allusion à l’enfer du chômage des jeunes et le désoeuvrement cruel des femmes au foyer. Faire la pédagogie de la vision du président de la république ne doit pas être un exercice circonstanciel et électoraliste ! C’est un travail de tous les jours particulièrement dans un pays où des leaders de l’opposition, sont devenus des éditorialistes embourbés dans un nihilisme froid et désespérant. Ils passent le plus clair de leurs temps à descendre en flamme toutes les initiatives du régime et la famille de Macky Sall. Peut on prétendre gouverner un pays avec comme programme : la protestation virulente, l’anathème et les invectives ? Par ailleurs peut-on faire la pédagogie du bilan présidentiel dans le temps d’une campagne électorale avec des caravanes de la chienlit, où la violence le tape-à-l’œil ou le m’as-tu-vu d’une fournée de fayots accompagnés de leurs nervis, se disputent la première place ? Depuis son accession à la magistrature suprême le président Macky Sall a procédé à de centaines voire des milliers de nominations. Certaines sont techniques d’autres sont indiscutablement politiques. Abandonner les plateaux de TV, les ondes des radios et les colonnes des journaux à une opposition affabulatrice jusqu’à la veille d’une consultation électorale est une pusillanimité suicidaire. Nous avons l’habitude de nous référer à la France pour citer des exemples ou étayer nos propos. Les hommes politiques français trouvent toujours le temps de fréquenter les matinales des grandes Télévisions ou radios, de commettre une tribune dans un grand quotidien ou même de publier un ouvrage. La pédagogie dans l’information est une course de fond qu’il faut engager très tôt. Alors ceux qui ont bénéficié de ces nominations, ceux qui sont aux responsabilités, c’est à eux d’aller au front ou d’y envoyer leurs lieutenants !

Nous sommes à l'aube d'une année électorale capitale, tout peut arriver, du déclin au sursaut, le pire comme le meilleur.

L’idéal républicain pour lequel nous sommes engagés en politique n'est pas un totem consensuel et poussiéreux ! C'est une réalité charnelle, un trésor précieux à défendre et régénérer jour après jour. Le président de la république ne doit jamais faire la courte échelle à des ringards qui sont incapables de défendre le bilan et de convaincre sur la pertinence des choix opérés. Des copinages de la coterie réussissent toujours à ostraciser des talents qui auraient pu apporter beaucoup de sang neuf à notre formation politique. Ce ne sont pas des réunions de palais avec une sélection douteuse des participants qui vont faire sauter nos blocages. Il faut se méfier des mauvais conseils de sangsues qui vivent de la politique et ne peuvent pas animer la vie d’un parti politique encore moins de faire vivre la politique. La politique n’est pas un jeu à somme nulle. Encore moins un sujet d’expérimentations sociétales hasardeuses. Aujourd’hui le réalisme politique exige l’élargissement des alliances et des consensus. Une élection présidentielle c’est du lourd ! C’est du sérieux. Il faut dés à présent se mettre au travail sincèrement avec toutes les ressources. Halte aux mascarades, combines douteuses et népotisme vulgaire cousu au fil blanc ! Nul ne doit plus être ostracisé pour sa proximité avec telle personnalité. Nous devons faire de la vérité, fut elle inconfortable, l’axe de notre sursaut collectif.

A une année de la présidentielle, le changement c’est maintenant. Il ne faut pas attendre, devoir le subir selon le mot de La Rochefoucauld, comme de la « mort inévitable ».

 

Ass Malick NDOYE

Responsable APR, Commune FASS Gueule Tapée Colobane

 

 

 L'auteur  Haj Malick NDOYE
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Haj Malick NDOYE
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